Accueil­Calendrier­FAQ­Rechercher­Membres­Groupes­S'enregistrer­Connexion
Partager | 
 

 Partie I. Le Roi Caïn de Babylone.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Babylone *
Admin


Nombre de messages: 26
race: dieu légendaire
élément: le pouvoir même
Date d'inscription: 27/12/2008

MessageSujet: Partie I. Le Roi Caïn de Babylone.   Dim 28 Déc - 20:54

.

« Babylone »



      « Mon enfant, c'est avec fierté que je t'ai vu grandir et devenir une arme au service de la vérité. Souviens toi, notre lignée a toujours régner avec force et sagesse, et je sais que tu feras preuve de retenue dans l'exercice de ton grand pouvoir. La plus belle des victoires, mon fils, est de faire battre le cœur de ton peuple. Je te confie cela car lorsque ma vie s'achèvera, toi, tu seras Roi. »
      cf, terenas menethil, wow



      Prologue.


      Il y a vingt sept ans.

    « Alors c'est ainsi, mon fils... »

    La voix était emprunte de gravité. La large main tapotait lentement la tête de l'enfant qui ne disait pas un mot. Il restait immobile, d'un calme de glace. Son visage était froid comme le marbre, et ses grands yeux bleus. L'enfant avait grandi, peut être même trop. Son cœur avait durci si rapidement que le Roi ne s'en était lui même pas rendu compte. Sa propre chair avait pourri jusqu'à devenir insensible à toute émotion. Tout juste de la fierté, et de l'arrogance. Beaucoup trop d'arrogance pour un si jeune guerrier. Son visage était si froid. Ce fils qu'il avait aimé se retourner à présent contre lui, et il avait mal au cœur, tellement mal, d'avoir perdu ce pour quoi il avait vécu tant d'années.

    « Le jour tant attendu est enfin arrivé, mon Père. Si vous saviez combien je vais regretter ces instants, mais je sais que plus tard, vous serez fier de moi comme les aïeuls le sont de vous. »
    « J'ai toujours été fier de toi, mais aujourd'hui, tu me déçois comme jamais personne ne m'avait encore déçu. »

    La voix du vieux Roi était douce et fatiguée, mais elle tremblait doucement, de honte et de tristesse. Dans son lit, bordait de ses draps de soie noir et bordeaux, le Vieux Roi ne disait plus rien, et il observait son fils, juste en face de lui. Il avait sur ses épaules des épaulières tâchées de sang, et dans sa main, une longue épée brillant de mille feux dans la clarté de la nuit. Le balcon à sa droite donnait une vue splendide sur deux grandes lunes. L'une était plus petite, et elle était d'un blanc immaculé. La deuxième, plus grande, chavirait dans les nuances bleutés et violacées, donnant alors à la scène un côté surnaturel. Tout était surnaturel. Le Vieux Roi était en plein cauchemar, mais il fallait se l'avouer, depuis qu'il était tout jeune, son fils avait toujours été ainsi. Ambitieux, arrogant, prêt à tout pour y arriver, et son égocentrisme n'avait pas changé. Il était toujours beaucoup trop sûr de lui. Cependant, quand il eut dit ses mots, il vu dans les yeux de cet unique enfant, sa chair et son sang, une certaine colère. Il avait comprit, peut être, que tuer son père n'était pas une solution pour acquérir le trône, ou peut être l'inverse, était-ce peut être la seule solution? Il frissonna quand il entendit le raclement de fer. L'armure du jeune fils émit un bruit métallique quand il avança, terrorisant le Vieux Roi.

    « Il est temps d'en finir, mon Père. »
    « Tu regretteras ton geste. »
    « Toute ma vie. »

    Le jeune fils approcha lentement, la lame à la main. Cette dernière était aussi fine qu'une rapière, mais la dureté de son acier ne laissait à personne le désir de s'y confronter. Il n'avait jamais perdu une bataille, et celle contre son père serait la plus facile, physiquement, qu'il lui eu donné de faire. Moralement, elle était la plus dure. Il contourna doucement le lit et se rapprocha. Le Vieux Roi avait fermé les yeux pourtant, de ses paupières coulaient des larmes salées, roulant sur le rebondi de sa joue. Le fils ne le regarda pas. Il savait que s'il le regardait maintenant, il n'y arriverait pas. Il s'agenouilla sur le rebord du lit afin de s'approcher de son père et le contempla quelques secondes. Le Vieux Roi tourna la tête vers lui et soupira. Il regarda une dernière fois son fils et pencha la tête d'une façon fatiguée.

    « Sois un bon Roi, mon enfant. N'oublie jamais que tes aïeuls te regardent, et qu'ils furent justes et forts. »
    « Je le serais, mon Père, soyez sans craintes. »

    Il enfonça d'une seule traite l'épée dans le cœur de son père. Le sang coula sur sa robe de nuit et il poussa un grognement de douleur suivit d'un râle impuissant. Le fils le regardait, fixait les larmes qui avaient alors cesser de couler, et la douleur qui se lisait sur le visage de son père. Toute cette souffrance, abominable, insupportable.

    « Je t'aime, Caïn, quoi que tu sois, qui que tu sois, pourvu que tu sois exemple de justice... »
    « Je vous aime Père. Même si c'est ma lame qui transperce votre cœur. »

    Les derniers mots de Caïn ne furent pas entendu.
    Le Vieux Roi était mort, et lui, il était, à présent, Roi.


.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Babylone *
Admin


Nombre de messages: 26
race: dieu légendaire
élément: le pouvoir même
Date d'inscription: 27/12/2008

MessageSujet: Re: Partie I. Le Roi Caïn de Babylone.   Dim 28 Déc - 21:43

.

      Chap'I. La prédiction de Médée.


      Il y a quinze ans.


    « Tuez les tous! Qu'aucun ne revienne vivant de l'enfer!... »

    Monté sur un cheval, Caïn brandissait une longue épée, celle la même qui avait mise en déroute son père et lui avait assuré la régence complète de Babylone et de ses habitants. Dix sept ans plus tard, alors qu'il avait à peine trente six ans, il attaquait le Nord. Les premiers villages nains avaient été pillé et mis à feu, et personne n'avait réagi. Il avait d'abord craint une alliance entre les nains et les elfes, ou encore avec les drows, mais personne n'était venu les aider et cela suffisait à Caïn pour assouvir son besoin primordial : la conquête. Le champ de bataille était rouge sang. Les flammes dévoraient la mine, brûlant le charbon récoltait par les mineurs. Les nains avaient tous été éradiqué. Bientôt, il serait temps d'éliminer les drows aussi. Ces derniers prenaient la Terre qui était réservé aux hommes, aux humains, et non pas à ces créatures dégénérés. Le Roi, habillé d'une armure aussi sombre que l'ébène, ne bougeait plus. Devant lui, un grand dragon dépliait ses ailes et posait lentement son crâne immense sur le sol. Sur lui, un Chevalier en armure écarlate, un Dragon marquait sur cette dernière, brandissait son épée.

    « Les nains fuient vers l'Est. Les éclaireurs annoncent des assaillants sur des tigres et des loups. Les éclaireurs elfes seront ici dans moins d'un jour. Faut il suivre les nains ou les attendre ici? »
    « Suivez les! Prends avec toi Iason et Izarie et suivez les! Dès que j'aurais installé Alizari, j'arriverais. »
    « Bien Majesté! »

    Le Dragon releva la tête et d'un seul battement d'aile, puissant, il s'envola, levant son corps immense dans les airs et s'éleva dans le ciel. Caïn resta immobile quand un dragon blessé se posa derrière lui. Il n'eut pas besoin de se retourner pour savoir qui il était, mais il laissa le Chevalier descendre de son familier pour tirer sur la bride, faisant tourner la cavale sur lui même.

    « Babylone est en flammes! Les peuplades de l'Est et les rebelles du Sud attaquent, Majesté! Je ne peux contenir l'attaque avec un seul dragon, je... »
    « Incapable. » Caïn ne bougea pas et serra la bride de son cheval. « Appelle Zackary et Manami, dis leur de défendre Babylone jusqu'à que l'on est repoussé l'attaque elfique. »
    « Bien mon Seigneur. »

    Le dragon recula et s'élança plus rapidement dans les airs que l'autre dragon. Le Seigneur tira sur la bride et partit. Dans son crâne, les rêves de conquête fourmillaient. Il avait éradiqué les nains et les gnomes avant même que les elfes ne se rendent compte de son existence. Maintenant, il faudrait faire face aux autres peuplades, et cela serait peut être plus compliquer. Ou pas. Avec l'Ordre des Chevaucheurs de Dragon, il avait gagné une telle puissance, un tel pouvoir, que plus rien ne pouvait l'arrêter. Les douze chevaucheurs et lui même, côte à côte... Tout serait tellement facile...

    * *
    *

      Il y a treize ans.


    Sur le trône de Babylone, Caïn de Babylone s'était immobilisé. Son regard regardait avec une certaine intensité le messager qui venait d'arriver. Ce dernier s'immobilisa aussi, ouvrant le grand sac et le retourna. Trois têtes roulèrent sur le sol, laissant une marque de sang sur le marbre blanc du palais. Caïn se raidit, serrant les dents et fit un geste de la main. Le messager ramassa les trois têtes et les rangea à l'intérieur du sac, puis se planta droit devant le Roi.

    « Qui a fait cela? »
    « Les... les armées du Sud... Majesté... »
    « Cette sale race de félins galeux! » Il frappa le trône et grogna. « Ils n'ont pas pu réussir à tuer Izarie, Alizari et Iason tous seuls tout de même! »
    « Eh bien... Il semblerait que Médée est rejoint les Elfes dans la dernière bataille... »
    « Médée? »

    Caïn resta sans rien dire, comme stupéfait. Il n'avait jamais imaginé que cette dernière puisse le trahir. Il eut un petit rire, tout d'abord nerveux, puis il éclata d'un rire sonore qui résonna dans la salle du trône. Babylone était à lui, tout comme les terres du Nord. Les drows étaient coincés au plus profond de la Mine. A l'Est, les Montagnes lui appartenaient, il avait éradiqué les peuplades nomades. Et maintenant, il ne lui restait plus que les Elfes et les sales félins à éliminer. Il s'arrêta de rire et se leva. Il réajusta le col de sa chemise de lin, et avança vers le messager.

    « Appelle moi Zackary et Manami. Appelle les moi tout de suite. Je pense que ce soir, il y aura une nouvelle victime, et un Chevaucheur de moins sur cette terre... »

    Il eut un large sourire, et dans ses yeux, une pointe de folie brillait.

    * *
    *

    Zackary tenait la bride de son dragon. Les écailles violettes scintillaient dans la nuit, mais il ne s'intéressait pas réellement au ciel quand il regardait les deux lunes de Babylone, il essayait tant bien que mal d'apercevoir le dragon d'argent qu'était celui de Médée, sa cible première. Plus bas, sous les nuages, un dragon, aux écailles verte émeraude, volait lui aussi. Ses larges ailes, parfois déchirées, raclaient l'air. Sur lui, Manami fixait le ciel avec une certaine crainte. L'air froid de la nuit la faisait trembler, mais elle se savait en sécurité. En effet, juste derrière elle, un immense dragon volait, ses ailes étaient presque aussi grandes que son propre dragon. Elle eut un petit sourire.

    « Certains sages disent que les dragons sont le reflet du Chevaucheur... Alors je crois bien que j'ai peur de Caïn, Aedel. »

    Le dragon poussa un rugissement et battit plus fortement des ailes. A quelques centaines de mètres d'eux, cinq grands dragons se dressaient. Elle serra un peu plus la bride et le dragon gueula. Aussitôt, le dragon violet redescendit à son niveau. Manami regarda derrière elle mais elle n'aperçut pas le dragon du Roi. Elle se crispa mais Zackary eut un petit sourire.

    « Ne t'inquiètes pas. Je suis sûr qu'il ne s'agit que d'un simple effet de surprise... »
    « J'espère... Le dragon de Médée a toujours été très agressif. »
    « Je sais. J'espère aussi. Comme je l'ai toujours fait, Manami. »

    Il eut un rire et baissa la lunette de son heaume, dégainant son arme. Une longue épée, bien trop fine au premier abord pour résister à un impact, mais il ne s'agissait pas réellement d'une épée, mais bien qu'une rapière. Manami quant à elle décrocha du flanc du dragon sa lance et s'en arma, baissant ensuite la lunette de son heaume noir. Elle respira à fond et son dragon se braqua. Les cinq dragons se dressaient devant eux. Deux trop petits pour l'inquiétait, deux autres inconnus et plus ou moins de même taille que le sien, mais aussi celui de Médée, faisant presque plus d'une tonne de plus que Aedel, son dragon. Manami pesta.

    « Médée! Tu te rends coupable de haute traîtrise à l'Ordre des Chevaucheurs! »
    « Je me rends surtout coupable de rendre justice! Manami! Ouvre les yeux! Regarde ce que ton Roi fait! »
    « Ça suffit! Vipère! »

    Le dragon de Zackary gueula et fonça directement sur les deux plus petits dragons. La gueule de son familier happa la tête de l'un d'eux et le broya aussitôt alors que ses pattes attrapaient les ailes de son assaillant. Zackary laissa son animal plongeait vers le sol. Manami, quant à elle, attaqua aussitôt les deux autres dragons, dirigés par des elfes. Son dragon plongea sur l'un d'eux et l'attira dans les nuages. Médée ne vu rien venir et resta immobile jusqu'à que des nuages même une grande gueule se détache. Celle de Loki, le dragon de Caïn. Elle laissa son dragon attrapait la gueule du grand dragon entre ses pattes et le repoussait.

    « Sale chienne! C'est ainsi que tu es fidèle à ton Roi?! »
    « Mais quel Roi, Caïn? Regarde ce que tu es devenu! Où est la justice et la force que promettez ton père! Où est l'image de ce grand Allahan de Babylone en son fils? Disparue! Tout comme ma loyauté pour ton pays de fourbe et de criminel! »
    « Peste soit du maraud! Si j'avais su, je t'aurais tué le jour même où je t'ai vu! »
    « Si j'avais su, je n'aurais jamais accepté de plier mon pauvre Tedrassil à ce genre de... de... d'infamies! »

    Le dragon de Médée, animal à la cuirasse d'argent, repoussa le dragon du Roi en le faisant pivoter. Il plongea aussitôt dessus et sa gueule se referma sur la patte qui allait griffer son museau. Au même moment, Zackary revint et son dragon attrapa le dernier chevaucheur elfe, l'attirant dans les nuages, alors que Manami sortait elle aussi des nuages. Son dragon violet déplia ses ailes violemment et se jeta sur le dragon de Médée, le faisant alors lâcher sa prise et se recula.

    « Médée! Il suffit! Tu vas payé ta traîtrise! »

    La jeune femme éclata d'un rire sonore alors que son dragon d'argent frappait d'une patte le dragon violet, envoyant valser ce dernier un peu plus bas. Derrière elle, l'immense dragon du Roi déchirait une aile du dragon d'argent. Tedrassil chuta alors des airs, et l'impacte fut terrible. Il tomba lourdement sur le sol, et une immense vague de poussière l'entoura. Médée resta quelques secondes sonnée avant de reprendre conscience. Devant elle, les trois dragons des chevaucheurs humains venaient de se poser. Médée eut un sourire tendre.

    « C'est drôle... j'ai toujours su que j'allais mourir pour une bonne cause. » Elle haussa les épaules. « Bien. Il est l'heure. »

    Elle détacha les attaches de sa selle et s'avança doucement sur le dos de son dragon. Elle s'accrocha à sa corne et Tedrassil pencha lentement la tête, la laissant tomber sur le sol. Elle décrocha de sa ceinture une longue faux et la planta dans le sol. Elle enleva sa longue veste et la posa sur l'épée. De sa main, elle caressa le museau de son dragon et se retourna finalement.

    « Ton règne va bientôt finir, Caïn. » Elle s'agenouilla doucement et pencha la tête. Le dragon de Caïn s'approcha lentement d'elle et ouvrit lentement sa gueule au dessus d'elle. « Si seulement tu avais été comme ton père... Tu aurais été un bon Roi. »

    La gueule se referma sur la tête de l'humaine. Le corps retomba sans vie et le dragon avale le crâne de l'humaine sans même le mâcher. Caïn resta quelques secondes, le temps de voir en face de lui le dragon d'argent, Tedrassil, tombait sur le côté, poussant un dernier gémissement. Il gisait alors, là, mort. Il serra la bride. Il n'était pas comme son Père. Il n'était pas un bon Roi. Il détourna le regard.

.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Babylone *
Admin


Nombre de messages: 26
race: dieu légendaire
élément: le pouvoir même
Date d'inscription: 27/12/2008

MessageSujet: Re: Partie I. Le Roi Caïn de Babylone.   Dim 28 Déc - 21:44

.
      Chap'II. Le Roi Endormi.


      Il y a dix ans.


    La terre tremblait. Les immenses dragons s'étaient rassemblés. Le conseil des sept étaient prêt à l'attaque, tous revêtait alors une certaine armure, de mailles elfiques, forgeaient chez les drows, enchantées chez eux. Les drows, de l'autre côté, se tenaient tous aussi prêts les uns que les autres. L'Ordre des Chevaucheurs avaient, peu à peu, perdu leurs forces, mais le gros de leur armée était juste de l'autre côté de la vallée. Les villageois savaient tous ce que ce soir, si Caïn ne trépassait pas, le Monde ne serait plus jamais le même. Il serait pire. Les Montagnes étaient le sol le plus dangereux pour l'ultime bataille, mais c'était aussi le dernier territoire libre. De leur côté, les Chevaucheurs rassuraient leur dragon, mais sans y arriver. Ils savaient tous très bien que leur ennemi faisait plus de deux fois leurs tailles pour la plus part. Il restait l'élite des Chevaucheurs, et eux n'avait même pas fini leur entraînement. Tous, sauf un. Un membre du conseil, et unique Chevaucheur expérimenté. Son dragon possédait une armure d'écaille très longue, ce qui était très intéressant dans le sens où il ressembler étrangement à un oiseau de fer. Sa taille n'avait rien de comparable à celle du Dragon du Roi, mais elle équivalait déjà celle des Chevaucheurs qui l'accompagnaient. Il serra la bride de son dragon et soupira. Un autre Chevaucheur s'approcha, un peu hésitant.

    « Messire... la plus part d'entre nous disent que l'on va mourir ce soir... est-ce vrai? »
    « Qu'importe. » Il haussa les épaules. « Que nous mourrons ce soir ou demain, qu'elle est la différence hormis le fait que cette bataille marquera l'histoire si nous la gagnions? N'ai point peur. A mes côtés, je ferais, j'essaierais, que peu y reste, et que le reste soit récompensé de leur bravoure. »
    « Messire Mana'Hell... On dit que le Dragon du Roi est... deux fois comme le vôtre... »
    « C'est sans doute vrai. » Il eut un petit rire. « Et ? »
    « N'avez vous pas peur de mourir? »
    « Un homme qui ne craint pas la mort, n'est pas un homme. Un elfe qui ne criant pas la mort n'en n'est pas digne de vivre. Un Homme qui ne criant rien n'a rien d'humain. Sur ce, retourne dans les rangs, jeune soldat. Notre quart d'heure de gloire va arrivé plutôt que prévu. »

    Dans le ciel, une rangée de Dragon arrivait. Après les calculs qu'avait fait Mana'Hell, il pouvait savoir qu'il restait exactement cinq Chevaucheurs du côté du Roi, contre huit de leurs côtés. Il y aurait des morts, il le savait, mais il ne pouvait plus faire marcher arrière. En tant que Chef du Conseil des Elfes, et Chevaucheur expérimenté, il se devait de faire face lui aussi. Le Roi de Babylone avait pris le soin d'éliminer la plus part des Chevaucheurs de la race des drows, des elfes ou encore des autres peuplades, afin de les affaiblir. Aujourd'hui, il avait réussi. Mana'Hell se retrouvait presque dépourvu de force devant le colosse humain. C'était ridicule. Un elfe comme lui... Il soupira. Peut être que l'arrogance des elfes avait été trop grande cette fois-ci, et que leur manque de jugement se retournait contre eux. Ils avaient cru si facilement que rien ne pourrait leur arriver, qu'aujourd'hui, tout leur retomber dessus. Il tira sur la bride de son Dragon et le fit se tournait. Les cinq Dragons n'étaient plus loin, alors il tapota la corne droite de son Dragon et ce dernier s'élança d'un seul battement d'aile dans les ailes. A l'inverse des dragons habituels, le sien était plus rapide car plus léger, et même s'il était aussi grand que ceux d'en face, il possédait une musculature si bien faite qu'il était rare que l'on le prenne en entier. Son corps était long, tellement long que l'elfe doutait que l'un de ses adversaires réussissent à l'attraper entre ses griffes. Il serra la bride en sentant le souffle le vent contre son visage. Dans les cinq Chevaucheurs, il y avait le Roi lui même, montait sur son Dragon Noir. Ça n'était plus une bête qu'il avait entre les mains, mais un monstre. Ignoble. Immense. Géant. Il fit reculer son dragon aux écailles d'un bleu pâle, et sentit derrière lui les huit autres dragons. Il soupira. L'heure de la bataille finale avait sonné. Et pour qui sonne le glas... Récolte la mort.

    Il brandit alors son épée et les huit dragons attaquèrent en même temps que les cinq face à eux. L'impacte fut violent. Les dragons tombèrent rapidement pour les attaques en double, mais pour les chevaucheurs elfes qui s'y étaient pris seuls, le combat fut plus rude. Mana'Hell resta dans les airs quelques secondes, peut être même quelques minutes. Il regardait ce Roi, si fier, si grand, si puissant, et le répugna. Son visage inspirait la crainte de par son regard, et son sourire n'arrangeait rien à la chose. Mana'Hell fit claquer sa langue contre son palet. C'était donc cela, le Roi de Babylone? Un homme possédant un dragon de la taille d'une maison? Il frissonna en sentant son regard entrait en contact avec les yeux de ce démon. Au même moment, la machine a tué qu'était le Dragon Noir se déplaça et ouvrit la gueule, se jetant de tout son poids sur le dragon de l'elfe. Il se sentit happer par le vide et regarda le sol se rapprochait rapidement. Peu avant l'impacte, son dragon se redressa, filant comme une anguille entre les griffes du dragon noir qui roula sur le sol, secouant le Roi. Les équipes au sol avaient commencé l'offensive, le camp se vidait peu à peu. Seul le Conseil restait sur place pour protéger la base d'un bouclier bleuté. Le dragon noir fut rapidement sur patte et Caïn hurlait comme un dément.

    « Loki! Attaque! Détruit les! »

    L'elfe n'eut pas le temps de comprendre qu'un deuxième assaut le faisait reculer. Son dragon se faufila une deuxième fois entre les griffes du dragon noir mais ce dernier, ayant anticiper, croqua d'un seul coup la queue de l'animal qui se crispa en gémissant de douleur. Se retournant, ses griffes s'élancèrent et raclèrent l'armure d'écaille du dragon qui lâcha, couinant. Les griffes avaient alors effleuré la pupille du reptile. L'elfe se laissa glisser du dragon alors que ce dernier attaquait le dragon noir. Il sursauta en apercevant une silhouette immense sur le sol alors que les deux dragons s'envolaient ensemble. Agréablement surpris. Devant lui se tenait, dans une armure d'acier et d'argent, une immense tête de Dragon sur le torse, le Roi de Babylone. Caïn de Babylone. Les deux épées du Roi étaient menaçantes, mais pas assez pour faire reculer l'elfe qui dégaina à son tour son sabre. Plus épais, certes, que les rapières du Roi, sa lame était cependant plus rapide et plus fine, afin de mieux l'immobiliser. Il se mit en position d'attaque, reculant sa jambe droite afin de parer une éventuelle offensive.

    « Tu ne pourras rien contre moi, elfe. Et qui que tu sois, sache que je n'ai pas le temps de m'amuser. J'ai des affaires bien plus urgentes que me battre avec toi. Même si tu appartiens au Conseil. »

    Le Roi grogna et l'elfe ne bougea pas. Ils étaient à présent seuls. Face à face ultime, rapidement interrompu par l'arrivée des six autres elfes du Conseil de Sept. Mana'Hell eut une large sourire. Le Roi, qui qu'il soit, ne pourrait pas résister à l'attaque des Sept. Ou pas. Caïn pensait l'inverse quand il dégaina sa deuxième épée. C'était bien rare qu'il sorte au clair sa deuxième lame, plus épaisse et moins rapide que la première, mais cette fois-ci, c'était un cas de force majeure. Le Roi recula son pied gauche et se prépara à une attaque physique. Une balle fila droit vers lui et il la fit rebondir avec son épée. Deux des elfes se jetèrent sur lui, épée au clair. L'une portait deux longues lames, l'autre une seule épée à une main. D'un seul trait, il trancha le dernier en deux parties d'elfe et éclata de rire jusqu'à qu'il sente le sang glissait le long de sa joue. Il grogna et se jeta sur l'elfe aux deux lames alors qu'une boule de feu fondait sur lui. Il frappa l'elfe de sa rapière et jeta sa grosse épée. Cette dernière trancha en deux la boule de feu qui s'évapora. Le mage n'en revint pas et resta immobile, terrifié. L'elfe aux deux lames tomba sur le sol, la rapière en travers de l'estomac. Au même moment, le Roi sortait de sa ceinture deux fines dagues, ses dernières armes. Elles semblaient jumelles, et de plus prêt, au aurait pu croire qu'elles étaient faites de pierre et non d'acier, mais le Roi savait qu'elles étaient faite en pierre de sang, pierre que les drows aimaient surtout pour l'aspect surnaturel et pourpre, donnant des lueurs écarlates. Il éclata d'un rire sonore alors que le Conseil se regardait entre eux. Il ne restait d'eux que les plus anciens. Les plus forts, mais aussi les plus vieux et les plus lents. Ils n'étaient plus cinq.

    « Vous me faîtes tellement pitié, elfes, que je vais vous tuer rapidement, pour que plus jamais je n'ai à voir vos visages devant moi. »
    « Épargne nous tes bêtises, Roi de pacotille. »

    Mana'Hell avait lancé une dague, fine et rapide, mais celle-ci ne fit qu'effleurer le Roi de Babylone qui eut un rire malsain. C'était donc ça... ? Un homme invincible? Les elfes frissonnèrent jusqu'à que le plus ancien d'entre eux ne jettent une autre boule de feu, suivit d'une boule de givre, qui ne firent rien au Roi. Il eut juste à jeter ses dagues pour que les deux boules se scindent. Il se jeta sur le sol et balaya le premier elfe, ramassant alors au sol sa rapière. Il esquiva le coup venant de derrière et éventra le guerrier elfe qui tomba sur le sol. Il se retourna et poussa d'un coup de pied un vieillard qui tomba sur le sol. Il se retourna et se retrouva face à Mana'Hell. Il jeta sa dernière dague tout juste sortie du fourreau que l'elfe esquiva facilement mais cela lui donna le temps de sortir du sol sa grande épée et de la brandir afin de le trancher. L'elfe recula, visiblement surpris, et le repoussa.

    « Tu ne peux rien contre moi! »
    « C'est ce que nous allons voir... »

    Une boule de givre gela l'épaule du Roi qui vacilla mais il se repris rapidement et se retourna. Il restait maintenant quatre elfes dont un au sol, la respiration coupée par son coup de pied. Une deuxième boule de givre lui gela le pied gauche. Il ragea. Au même moment, un autre dragon se posa sur le sol. Son dragon. Mana'Hell cracha du sang alors que les dents du dragon noir était rouge. Derrière lui, un dragon en sang se posa. Le dragon de Mana'Hell.

    « Je t'avais dit que tu ne pourrais rien contre moi. »

    Le Roi eut un rire grave. Il sortit son épée et se rapprocha doucement, en boitant, de l'elfe pliait en deux. Il serra la garde de son épée et la lui enfonça jusqu'à la garde dans le corps. Le corps de l'elfe connu un soubresaut de surprise et écarquilla les yeux avant de les refermer. Il fronça les sourcils, le sang coulant encore un peu plus de sa bouche, remontant le long de sa gorge. Il posa alors ses mains sur celles sur du Roi et les serra.

    « Lâche moi. »

    Le Roi serra les dents et grogna. Il sentit soudain son corps se raidir et se geler entièrement. Alors que son dragon dévorait un à un les elfes du Conseil qu'il restait, son corps entier devint glace. Il regarda l'elfe en face de lui qui souriait et se sentit plein de honte. Il cria. Ce fut un cri si puissant, si horrible, que le Dragon se joignit à lui. Ce fut un cri qui sonna dans toute la vallée. Tous les guerriers s'arrêtèrent quand le cri sonna. L'immense dragon noir s'éleva dans la vallée. On raconte que ses ailes balayèrent les nuages au point que le ciel redevint clair.

    Le Roi était gelé, entièrement. Les derniers soldats ne savaient alors pas rompre le sortilège qui l'avait glacé. Seul un homme se démarqua. Thorn d'Harnois s'avança. Jeune soldat, son armure était alors recouverte d'une épaisse couche de sang. Il regarda les deux hommes dans la glace et se retourna.

    « Enfermons les tous deux dans la plus profonde des grottes de la plus grande des Montagnes! Plus jamais le Roi Caïn ne doit être trouver. »

    Les soldats hésitèrent quelques secondes, puis ils se rassemblèrent et poussèrent le bloc de glace au plus profond des souterrains d'une des cinq montagnes. A la sortie, Thorn assassina les trois hommes qui avaient pousser le bloc de glace. Plus jamais personne ne saurait où se cache Caïn de Babylone. Plus jamais personne.

.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Babylone *
Admin


Nombre de messages: 26
race: dieu légendaire
élément: le pouvoir même
Date d'inscription: 27/12/2008

MessageSujet: Re: Partie I. Le Roi Caïn de Babylone.   Dim 28 Déc - 21:45

    Résumé.

    Il y a quarante six ans, le roi de Babylone, Allahan de Babylone, eut un fils qui serait son unique héritier. Suite à l'accouchement, la Reine de Babylone décéda, laissant derrière elle son jeune garçon, Caïn de Babylone. Il passa toute son enfance auprès d'une nourrice et d'un père aimant, mais très tôt, il montra une forte personnalité, une certaine arrogance et des motivations particulières. Jamais Allahan ne douta de la pureté de son fils, jusqu'au jour où son fils eut dix neuf ans, et qu'il voulu s'emparer du trône. Caïn de Babylone assassina son père afin de devenir Roi. Dès ce jour, Babylone tomba dans des ténébres sans nom. L'Ordre des Chevaucheurs de Dragon devint la seule justice de la Capitale Humaine, au point que bon nombre de paysans et villageois preférèrent s'exiler au sud, dans les peuplades nomades. Pendant près de de dix ans, Caïn de Babylone et son attentat tomba dans l'oubli, jusqu'au jour où sa force éclata aux yeux de tous, ou presque. Il attaque avec une armée seulement composer de quinze chevaucheurs de dragon la petite bourgade au nord de la ville et la réduisit en cendres. Ce fut le début des Petites Guerres. En près de cinq ans, il anéanti la race des nains et mis sous son contrôle les grandes villes du Nord. Il repoussa les drows dans les souterrains et attaqua de front les elfes, les repoussant eux aussi, tout en gardant Babylone à l'abris des attaques du Sud. L'alliance des différentes races contre Caïn de Babylone marqua le début de Grande Guerre de Babylone.

    Seulement, il y a eut un traître parmis les chevaucheurs, et un héros pour l'alliance des races. Médée et Tedrassil, son dragon, périrent ensemble après avoir décimer trois chevaucheurs de l'armée proche de Caïn, réduisant considérablement sa force de frappe de front. Mais ça n'est que trois ans après que la Grande Guerre pris une ampleur jamais connue auparavant. C'est dans les Vallées des Neiges Eternelles, dans les Montagnes de l'Est, que la Grande Bataille se dirigea. Le conseil des sept, les grandes peuplades et les drows s'y étaient rejoins, faisant pour la dernière fois front face à Caïn de Babylone et son armée.

    La bataille ne finit que lorsque Caïn de Babylone, ayant tué Mana'Hell Paëll'Nà, se retrouva piégé par celui la même. Le conseil des elfes, décimait par Loki, le dragon du Roi, réussit tout de même à gêler entièrement avec un sort puissant le Roi de Babylone et Mana'Hell. C'est alors qu'e Thorn d'Hartois apparut et décida qu'il serait bon de les enfermer. Il les enferma tous deux dans la plus profonde grotte de la plus grande des montagnes et tua ceux qui l'accompagnait afin d'être le seul détenteur du secret, et donc de ne jamais le trahir. Il instaura lui même la paix dans son paix et devint roi, seulement....

    la paix n'est pas faite pour durer, n'est-ce pas?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Partie I. Le Roi Caïn de Babylone.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
{ Babylone } :: The Opening :: .le gardien du savoir :: les vieilles légendes-